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La douleur physique surgit chez chacun de nous, à limproviste le plus souvent. Une chute et cest la foulure du poignet, le plâtre, la nuit dinsomnie, le choc psychologique et lincapacité daccomplir les petits gestes quotidiens indispensables : beurrer sa tartine, décapsuler la bouteille deau, boutonner le chemisier, écrire sa liste de commissions, prendre un bain
Pas de panique
Mal aux dents, ce serait banal. Mais quand le dentiste annonce gentiment : « N'ayez pas peur, je vais vous l'enlever »…vous avez peur : c'est une dent de sagesse, aux racines bien agrippées et qui tiennent bon. Alors, la piqûre n'anesthésie pas tout. Ensuite, vous êtes groggy quelques heures et le matin, inévitable, la bonne vieille migraine accompagne le réveil et la souffrance discrète de la plaie des gencives.
Que faire ? Que faire quand l'orage tonne à boulets serrés et que des parents anxieux attendent le retour de leurs enfants rentrant de vacances de nuit ? L'angoisse étreint, et cette douleur-là est aussi pénible à vivre que la douleur physique.
Que faire quand un malencontreux minuscule gravillon se loge dans l'œil au retour d'une soirée et que la nuit se passe à souffrir en attendant 5 H. du matin et l'amie qui vous accompagnera aux urgences ?
Ce ne sont que de petits exemples. D'autant plus pénibles quand les victimes vivent seules ou sont âgées.
Rester cool ! En tout premier lieu. Lutter contre la vague de panique imminente et inutile. Savoir que le mal passera, qu'il n'a qu'un temps et réfléchir. C'est beaucoup demander ? Certes, mais l'affolement ajouté à la douleur complique les choses. Se prendre en mains est un exercice difficile mais nécessaire. Réfléchir permet de supputer « qui » peut aider, « comment » s'organiseront les jours qui suivent l'entorse, quelle amie se lèvera à 4 H. du matin pour être présente. Et les parents angoissés ne pourront qu'attendre la fin de l'orage et le retour indemne des enfants. Le savoir, c'est déjà diminuer de moitié cette inquiétude qui ronge et ôte tout bon sens.
La vie qui va a son lot de souffrances et de joie. Garder son sang-froid pour atténuer les premières c'est se réserver pour les moments de bonheur. Il faut un peu d'entraînement et pas mal de volonté.
Mais oui, nous en sommes capables !
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